Le carton architectonique

Le carton comme matériau de structure et éléments de scénographie d’une architecture éphémère

 

La rencontre avec le carton alvéolaire m’a conduit naturellement à imaginer une architecture éphémère et itinérante. Utilisé conjointement comme éléments de structure et de scénographie, le carton devient une source d’inspiration. Il s’agit d’un matériau doué de nombreuses qualités environnementales et créatives, d’un matériau à faible coût de fabrication, léger, démontable transportable, rapide à mettre en oeuvre et recyclable. Pour illustrer ce concept, je propose de concevoir une muséographie destinée à recevoir des expositions d’artistes contemporains d’Afrique de l’ouest (Le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et la Guinée). Celle-ci permet de créer un lieu de vie et de rencontre au sein d’une architecture légère.
Ce musée, en plus d’exposer des oeuvres, est lui-même un lieu de création. Les espaces et les parois en carton, mis à disposition des artistes, deviennent de véritables supports d’expression artistique. Cette structure itinérante permet alors aux artistes locaux de s’approprier l’espace, avec comme seule contrainte de support les éléments architecturaux (cloisons, les murs, arches…).
Le musée devient alors une oeuvre unique itinérante. Le plan est construit sur le modèle des villages africains, avec un espace central (la place du marché) et des habitations construites autour. Ici, les salles d’exposition et de création se développent autour d’un point central constitué d’un auditorium. La forme ainsi obtenue créée un parcours qui permet de montrer, pays par pays, les oeuvres successives. L’aboutissement de ce «workshop» donnera lieu à l’organisation d’expositions éphémères à travers l’Europe afin de faire découvrir la richesse de la créativité des artistes d’Afrique de l’ouest. L’architecture, réalisée en panneaux de 10 cm de carton, non feux et résistant à l’humidité, répond à une démarche bioclimatique, par le souci du matériau utilisé. Réalisé à base de modules répétitifs, le bâtiment peut évoluer, s’agrandir, sans remettre en cause le parti pris architectural, tout en conservant sa fluidité et sa légèreté.


Contact with honeycomb cardboard naturally led me to imagine an itinerant, ephemeral form of architecture. Envisioned as element of both structure and scenography, cardboard becomes a source of inspiration. Indeed, it is a material with environmental and creative potential, a material with a low manufacturing cost, lightweight, removable, transportable, quick to implement, and recyclable. To illustrate this concept, I propose to design a museum for an exhibition of contemporary artists of West Africa. This museum, which has facilities for exhibitions, is a place of creation in itself. Indeed, the spaces and walls made of cardboard, available to artists, are also means of artistic expression.­ This itinerant structure allows artists to appropriate the space, the only constraint being the architectural elements (partitions, walls, arches …). The museum becomes an itinerant work. The plan is modelled on the African village shape, with a central space (the marketplace) and dwellings around.  Exhibition rooms and  workshops are set around a central point, the auditorium.  The resulting shape creates an itinerary for the visitor to discover the works, country by country. At the end, this «workshop» will be applied for temporary exhibitions all across Europe of artists from West Africa.
The structure, made of  10 cm cardboard panels,  is fireproof and moisture -resistant, consistant with a bioclimatic approach, in the concern for the material used.
Constructed  on  repetition of modules, the building can evolve, respecting the architectural specifications, while retaining fluidity and lightness.